| J’regarde autour de moi, c’est triste le monde va mal |
| Le temps s'écoule, y’a aucun moyen qu’on l’rattrape |
| J’ai la boule au ventre, pétrifié face au vide |
| On parle de la nôtre, on connaît pas vos vies |
| Le monde va mal, j’ai l’vertige face au poufs remplies d’problèmes |
| C’est dans le vice que j’bé-tom, t’as senti l’pollen |
| Au bord d’un lac, je jette des pierres dans l’eau |
| Sur l’banc d’un parc, j’pétais les 'teilles en trop |
| Envie d’tout baiser, mais on m’dit: «Attends Flo |
| On remonte pas le moral avec une tape dans l’dos» |
| J’ai la haine, j’ai des envies d’massacre |
| J’viens d’me péter la tête, me d’mande pas si ça va |
| Ta meuf dégueu' me branle fort, j’découvre le jeu à Brandford |
| Dès qu'ça explose ça s’endort, voilà pourquoi tu t’sens fort |
| Dès le départ, les gars, je savais c’qu’ils valaient |
| J’ai vu l’futur, c’est mort pour toi, je reviens d’Hill Valley, hein |
| J’vois que pour la thune, vous êtes trop confiants |
| Nous, on est dans cette pute depuis trop longtemps |
| 2018, c’est là que tout commence |
| J’suis un brin moqueur et là j’ai la boule au ventre et des pointes au cœur |
| J’ai passé ma soirée à jouer sur un canapé |
| J’ai vite compris qu’changer l’monde, ça en vaut pas la peine |
| Blasé d’naissance, j’ai gâché mon adolescence |
| J’ai ma Smala, ça m’suffit, j’aime pas trop les gens |
| Se faire remarquer, être connu, c’est ça leur vrai plaisir |
| T’as à peine rappé dans ta chambre que tu veux faire des clips |
| Vos statuts Facebook, rien à foutre, plus personne les calcule |
| Ils partent avec un escabeau pour décrocher la Lune |
| Ils sont tous à la masse, rêvent de Punta Cana |
| Suffit d’un coup pour que tout pète, c’est comme pour Saitama |
| J’crache d’la fumée, j’ai l’impression d'être une locomotive |
| J’ouvre la dernière porte avec le premier sceau maudit |
| J’regarde autour de moi, c’est triste le monde va mal |
| Le temps s'écoule, y’a aucun moyen qu’on l’rattrape |
| J’ai la boule au ventre, pétrifié face au vide |
| On parle de la nôtre, on connaît pas vos vies |
| J’ai lâché des rimes en pagaille, j’ai pris ma feuille pour y jeter des mots |
| J’ai attendu qu’la Lune soit pleine pour rouler mon dernier bédo |
| C’est dur maman, j’ai mal au cœur |
| On est tous condamnables et, tant qu’le monde va mal, j’te jure on fermera pas |
| nos gueules |
| Ici bas tout s’perd, j’en f’rai pas tout un plat |
| Viens, on disait qu’on était tous frères, ne fut-ce que pour un soir |
| Éveille mes sentiments, j’partirai tranquillement |
| J’irai mourir au beau milieu d’la nuit comme un cri dans l’silence |
| Puis il fait gris et j’ai comme des envies d’Cuba |
| Pas près d’mettre mon dernier billet dans une puta |
| Besoin de rien, toute la semaine, j’ai fais pousser des phases |
| J’reviens de loin, sous la semelle, j’ai d’la poussière d'étoiles |
| Et j’t’apporte mon art, prends-le comme tu veux |
| Mais n’m’en veux pas, je n’suis que le porte-parole de mon âme |
| Re-frè loyal, whisky-coca, c’est un sacré mélange |
| Aigle royal, j’m’envole au large dans un dernier élan |
| Écoute, c’est simple, on va l’faire comme j’l’avais prévu |
| Quitte à défoncer les portes ou passer par un trou d’serrure |
| Rappeur, c’est mon métier, chômeur aux yeux des autres |
| Si seulement vous y étiez, si vous connaissiez les nôtres |
| C’est vrai, le monde est flingué pour qu’on puisse le décrire |
| J'écris, j’aime le défis, c’est là que j’puise le désir |
| Rapper comme un OG, ça n’serait pas crédible |
| Et j’commence à trouver tout ça pénible |
| Ça pense aux sommes qui nous sont passées sous l’nez |
| Ça fume, ça consomme pour les plus belles paires de souliers |
| Dire qu’un pourcent des hommes ont l’monopole |
| Forcément, ça fait désordre dans nos vies monotones |
| Fais c’que tu penses, t’auras c’que tu mérites |
| J’regarde les nuages, j’me vois autre part |
| On d’vient soi-même quand on l’décide |
| On emporte rien dans l’au-d'là |
| Ça va être simple, p’tit ego trip |
| La méchanceté gratuite, les putes, les pédophiles, les projets nazis |
| L’humain est mauvais, c’est pas nouveau |
| Près à faire l’sale boulot comme Gattuso, han |
| C’est l’argent qui nous guide, qui règne en maître |
| On veut plus savoir si tu kickes mais si tu baises en scred' |
| J’préfère me mettre à part, gros, j’suis différent |
| J’supporte plus la malice et le vice des gens |
| J’regarde autour de moi, c’est triste le monde va mal |
| Le temps s'écoule, y’a aucun moyen qu’on l’rattrape |
| J’ai la boule au ventre, pétrifié face au vide |
| On parle de la nôtre, on connaît pas vos vies |