| Dans mon réduit j'évalue les chances |
| D'être un jour heureux sans toi |
| Dans mon réduit je sais l'échéance |
| De la solitude des rois |
| Et je chante, je chante et puis je danse |
| Comme une main sans ses doigts |
| Elle me hante, me hante dans mes transes |
| Puis je m’endors et voilà |
| Dans mon réduit les roses s'élancent |
| Hors d’un pot de fer et moi |
| J’en prends soin et les arrose et panse |
| Les plaies de ma main vers toi |
| Et je chante, je chante et puis je danse |
| Comme un jouet qu’on rudoie |
| Elle me manque, me manque et son silence |
| En dit plus que nos ébats |
| Dans mon réduit ça sent l’insouciance |
| Mais insouciance n’a qu’un œil, crois moi |
| L’autre gâté par les souffres rances |
| De mes petits bouts de bois |
| Et je fume, je fume et puis je pense |
| A l’homme que je ne suis pas |
| Et j’allume, j’allume ma conscience |
| Puis elle s'éteint avec moi |
| Et je chante, je chante et puis je danse |
| Comme une putain dans le froid |
| Elle me hante, me hante dans mes transes |
| Puis je m’endors et voilà |
| Oui je m’endors et voilà |
| Puis je m’endors et la vois |
| Dans mon réduit, j'évalue les chances |
| D'être un jour heureux sans toi |