| J’entre slow sans faire de scolastique |
| Yo-yo pour un clip le pied dans l'élastique |
| Une technique REG, quand Lebed exergue |
| Je lègue à mon collègue Oleg. Le beat du bled |
| Les aigus tuent ! demande à Brandon Lee |
| Les basses baffent. Prie, abandonne et lit |
| Pour être objectif. On atteint l’objectif |
| On scrute texte et mixes au téléobjectif |
| J’ai l’flow relax sur le wax. Fax a Pentax |
| Qu’jabille les tracks dans l’axe des peintres de Saxe |
| Pax Romana grâce au son graphique |
| Musicologique révélateur photographique |
| C’est le con ! cave ! qu’on vexe sans se fouler |
| J’ai déversé le premier verset. Percé |
| Le mur du son. Bercé par Oum Kalsoum |
| Danse le beat tourne. Je représente le zoom |
| Quand le nippon. nikkone. J’articule mes particules |
| M’inspire des libellules pour changer la pellicule |
| J’suis un Leïca inversé pour gaucher |
| Autoportrait sacré. On m’a canonisé |
| J’ai gâché des péloches. Avenue Foch. C’est moche |
| Loupé le coche deux mioches, sur une roche, main dans les poches |
| Puis rodé mes rotules outre Atlantique |
| Click-clack ils parlent d’un son photogénique |
| Différent du reste ancré dans ma contrée |
| Afro Parigot. Dégagé des clichés |
| Car si le mime Marceau mime Marceau dans la boom |
| C’est clown. Le beat tourne, je représente le zoom |
| Je commandite sue le beat, l’action anti bla bla |
| Cocktail explosif, j’exécute l’attentat |
| Putsch musical verbal coup d’Etat |
| Parfois je sponsorise et revendique l’omerta |
| J’cours dans la vile le mic dans la main droite. |
| Je rap La BAC me traque, discrètement je me saque |
| J’dois placer mon phrasé dans des points stratégiques |
| Tel un pain de plastique. A l’endroit névralgique |
| Puis le son pète ! dans les discothèques |
| Déflagration de textes dans les bibliothèques |
| Terroriste drag-gouine ! Dangereux comme Moon |
| Sismique tel Haroun. Je représente le zoom |