| Rions, pour ne pas en pleurer |
| Crions, pour ne pas désespérer |
| Brillons, pour tenter d'éclairer |
| L’obscurité dans laquelle sombre la réalité |
| Ils connaissaient les règles du jeu |
| Les mises et les enjeux |
| Ils se sont quand même assis à la table |
| Priant les cartes d'éviter l’inévitable |
| Ils ont joué et perdu, nombreux l’avaient prédit |
| Ils ont joué et perdu, la terre ne fait plus crédit |
| Alors ! |
| Rions, pour ne pas en pleurer |
| Crions, pour ne pas désespérer |
| Brillons, pour tenter d'éclairer |
| L’obscurité dans laquelle sombre la réalité |
| Quelques joueurs chanceux ont raflé l’bénéfice |
| Pères bien peu scrupuleux jouant l’avenir de leurs fils |
| Et on paye sa tournée en assoiffant les autres |
| Et on remet le couvert tant qu'ça n’affame pas les nôtres |
| Pas de problème de conscience face à l’appât du gain |
| Combien d’vies innocentes sacrifiées par leurs mains |
| Leurs sourires aujourd’hui font les larmes de demain |
| C’est nous qui sommes tapis sans avoir eu les cartes en mains |
| Rions, pour ne pas en pleurer |
| Crions, pour ne pas désespérer |
| Brillons, pour tenter d'éclairer |
| L’obscurité dans laquelle sombre la réalité |
| Mais la partie n’est pas finie |
| Tant qu’il nous reste encore l’envie |
| Vivons, vivons, vivons ! |