| Allongé sur mon sampan, je vois le temps s’enfuir mais l’avenir |
| Me réserve encore de nombreux moments de plaisir |
| Sur mon bateau millénaire qui descend la rivière aux souvenirs |
| Je dis bonjour au Bouddha qui veille sur les rizières |
| Et si des hommes, j'étais le dernier |
| Je sais qu’un beau jour, je devrais rendre les clés |
| En attendant ce jour, pourquoi me presser |
| Dans la nuit étoilée, j’entends le fleuve couler |
| Allongé sur mon sampan, j’ai vu mourir des rois et des empires |
| Ni l’or, ni l’amour des femmes n’ont sû me retenir |
| J’ai vu des villes englouties, des armées endormies dans la poussière |
| Ooh je connais des secrets que je ne peux vous dire |
| Et si des hommes, j'étais le dernier |
| Je sais qu’un beau jour, je devrais rendre les clés |
| En attendant ce jour, pourquoi me presser |
| Dans la nuit étoilée, j’entends le fleuve couler |
| Allongé sur mon sampan, je peux me souvenir, j'étais vizir |
| Chercheur d’or, esclave, seigneur, mais tout ça va finir |
| Et si des hommes, j'étais le dernier |
| Je sais qu’un beau jour, je devrais rendre les clés |
| En attendant ce jour, pourquoi me presser |
| Dans la nuit étoilée, j’entends le fleuve couler |
| Allongé sur mon sampan, je vois la mer venir… |